Le courrier des lecteurs  

Journée du 4 juillet 2026 à Bernos-Beaulac contre la LGV qui traverserait
la « Vallée du Ciron », en Gironde.

Bernos beaulac

Le 4 juillet 2026, nous étions à Bernos-Beaulac, en Gironde, pour exprimer notre désaccord face à un État qui s’acharne encore à vouloir détruire les paysages naturels (forêts, rivières…). Située dans les landes de Gascogne et la vallée du Ciron, cette commune a pourtant largement contribué à l’aménagement du territoire (routes nationales, accès à l’autoroute…). Mais rien n’arrête les pouvoirs publics et le projet de LGV (Ligne Grande Vitesse) entre Bordeaux – Toulouse – Dax est un nouveau « coup d’envoi du massacre ». Tout comme pour l’autoroute A69 qui reliera bientôt Toulouse à Castres, les mouvements de contestations et recours des associations de défense de l’environnement sont impuissants. L’impact environnemental (destruction de la biodiversité, pollutions…) est complètement ignoré face aux projets déclarés d’intérêt public. Ce « public » (citadins riches de grandes agglomérations) qui souhaite aller toujours plus vite pour se rendre d’un point à un autre et ces entreprises de travaux publics (proches du pouvoir en place) qui n’attendent qu’une seule chose, obtenir le marché lucratif, sont satisfaits. L’intérêt à bon dos, il est celui à qui ça profite. Les arbres, très bientôt, auront disparus et l’ombre bénéfique qu’ils nous apportent ne sera plus qu’un doux souvenir. Nous construirons de grands dômes au-dessus des villes afin de nous protéger des canicules à répétition durant l’été. Voilà ce que nous réserve l’avenir ! En attendant, ceux qui tentent de défendre des territoires encore verts, par des actions pacifiques, sont taxés de terroristes. L’histoire ne se répète-t-elle pas ? À moins qu’une catastrophe nous prive un jour d’énergies suffisantes (eau, pétrole, gaz...) et nous obligent à penser autrement.

V.B. Le 04/07/2026

 

Je peux comprendre ce point de vue sur la majorité du texte sur le loup, je mettrai un bémol quant à cette question stressante pour les éleveurs (j’en ai fait l’expérience avec un voisin l’an passé).

Par contre, de replacer tout cela en perspective avec quantité d’autres “maux” de la société contemporaine, oui, une goutte d’eau dans cet océan de catastrophes.


P.R. Le 16/06/2026

 

On prend des lois pour contenter certains et on invente des dérogations pour satisfaire les autres. En somme, tout le monde est content. Le “tout le monde est content” était bien évidemment ironique car en fait personne ne l’est. Vous faites allusion à une décision préfectorale pour un parc éolien.
En fait, actuellement, les préfets sont les grands «dérogateurs» qui modifient, dans l’espace disponible prévu par la loi, - voire qui en abusent – des dispositions qui ont été créées par le législateur et influencées (tiens, un mot à la mode) par les lobbys incarnés par ces fantômes nommés “lobbystes”.
Dans la chronologie, on trouve le lobbyste – personnage occulte – qui “motive” le législateur et qui, pour l’aider, bien sûr, va jusqu’à lui préparer par écrit le texte qui servira de proposition de loi; ça vaut aussi pour le ministre dans le cas d’un projet de loi. Cette pieuvre agit au niveau national et européen. Ils ont même des bureaux dans le bâtiment de l’UE à Bruxelles.
On retrouve ce fantôme tapis dans les ministères qui “conseille” les fonctionnaires plus ou moins hauts qui préparent les décrets d’application. C’est vrai qu’à l’ENA on n’apprend pas tout.
Tant qu’ils sont dans la place, ils en profitent pour “faire remarquer” aux ministres et autres secrétaires d’état qu’il serait plus judicieux de... et d’appeler le préfet pour...
Finalement, la question est : «par qui sommes-nous gouvernés» ?

Jusqu’où peut mener la dérogation !

G.B. Le 20/06/2026